Une rencontre avec des enseignantes

Mercredi 14 décembre 2016, avec Christiane, nous avons présenté la démarche de l’auto-accompagnement des émotions dès l’enfance à des enseignantes de maternelle, à l’École du Caousou de Toulouse.

Une petite dizaine d’enseignantes assistaient à notre présentation. L’accueil était chaleureux et nous sentions que nous nous adressions à un groupe de personnes unies et rassemblées autour d’une aspiration commune. Nous nous trouvions dans un contexte « favorable », puisque le travail sur l’intériorité est un des volets du projet d’école du Caousou. Madame Granry, la directrice, connaît le travail de Thierry Vissac et a parlé de notre livre « Mes émotions… Des visiteuses inattendues » à plusieurs reprises durant les formations qu’elle dispense.

Nous avons pu ressentir que nous partagions avec les enseignantes présentes la même évidence, à savoir la nécessité essentielle d’une éducation aux émotions chez l’enfant.

Elles ont exprimé également leur conscience que l’on ne peut vouloir faire grandir des enfants sans s’appliquer à grandir soi-même intérieurement. Nous avons pu ressentir qu’Il était possible de parler librement de la vie intérieure, sans percevoir de réticences ou de peurs, car les enseignantes ont l’habitude de parler entre elles de leurs ressentis et de certaines de leurs difficultés intérieures. Une difficulté récurrente à laquelle était confrontée l’une d’elles a été évoquée et nous avons pu la mettre directement en perspective avec la proposition de l’auto-accompagnement des émotions, ce qui a contribué à rendre plus vivants nos propos.

L’écoute a été attentive et les échanges riches et pertinents. Plusieurs livres ont été achetés à l’issue de la présentation.

 Comment pouvons-nous enrichir nos présentations ?

          Nous constatons que la prise de responsabilité du ressenti reste un point délicat. Nous devons insister sur le fait qu’il ne s’agit pas de la prise de responsabilité d’une situation ou d’actes extérieurs, mais uniquement de ce qui s’anime en soi dans une situation donnée. Nous devons également insister sur le fait que cette démarche d’auto-accompagnement des émotions est l’accompagnement intime et solitaire de son propre ressenti. Elle n’est pas directement basée sur la relation à l’autre. L’expression d’une demande tournée vers l’extérieur à cet instant précis entraîne un détournement de l’attention qui rend impossible cet accompagnement.

Il nous faut donc affiner notre manière de présenter, dans le choix des mots, mais sûrement aussi en nous appuyant beaucoup plus sur des exemples concrets. Pouvoir éclairer à la lumière de la proposition de l’auto-accompagnement des émotions une situation vécue par l’un des participants rend notre présentation beaucoup plus explicite.

       La mise en pratique de cette proposition avec un groupe important d’enfants interroge les professionnels de l’éducation et la question : Comment fait-on avec 31 élèves de 3 ans ?, posée par l’une des enseignantes, pourrait donner lieu à une exploration passionnante et constituer une aide réelle et incitatrice pour la mise en œuvre de cette démarche dans le milieu éducatif.

Marie, co-auteur de :  « Mes émotions, des visiteuses inattendues » et de « Bambou au pays des émotions ».

 

 

 

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